Yushima Seidō

Yushima Seido
Temple de Yushima Seido dans le quartier de Ochanomizu à Tokyo

Le Yushima Seidō est un temple confucéen situé dans l’arrondissement de Bunkyō à Tokyo. Il est à l’origine bâti durant l’ère Genroku (fin du xviie siècle) mais est détruit lors du grand séisme de 1923 de Kantō. Le temple d’aujourd’hui est une reconstruction moderne.

Le Yushima Seidō est à l’origine un temple privé nommé Sensei-den et construit en 1630 par le lettré néo-confucéen Hayashi Razan (1583-1657) sur sa propriété de Shinobi-ga-oka (aujourd’hui dans le parc d’Ueno). Le cinquième shogun, Tokugawa Tsunayoshi, déplace l’édifice jusqu’à son emplacement actuel en 1690 où il est renommé Taiseiden de Yushima Seidō. L’école confucéenne des Hayashi se déplace en même temps. Après la promulgation de l’édit de Kansei en 1790, qui fait du Néo-Confucianisme la philosophie officielle du Japon, l’école Hayashi devient publique et passe sous le contrôle du shogunat en 1797. L’école est connue sous le nom de Shōhei-zaka Gakumonsho ou Shōheikō d’après le lieu de naissance de Confucius, Changping, prononcé Shōhei en japonais). Pendant l’ère du shogunat Tokugawa, l’école attire beaucoup d’élèves talentueux mais ferme en 1871 après la restauration de Meiji.

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Dojunkai

Dojunkai
Le concept architectural Dojunkai pour reconstruire Tokyo

Dojunkai, une organisation spéciale mise en place pour la construction de nouveaux logements de masse

Suite au grand tremblement de terre de 1923, il y a eu de nombreux changements dans la planification urbaine et dans le concept architectural à Tokyo, des éléments de style occidental ont été introduits dans la ville, avec notamment des rues plus larges pour accueillir les tramways ainsi que la construction de nouveaux logements de masse, influencé par le mouvement moderne. 

Dojunkai, une organisation spéciale mise en place par le ministère de l’Intérieur, a été désignée pour mener à bien ce projet. Entre 1924 et 1936, cette agence a construit 16 immeubles en béton armé et en bois à Tokyo et à Yokohama. Parmi ces ensembles connus sous le nom de Dojunkai, on distingue celui construit à Daikanyama (près de Shibuya) et celui construit sur l’avenue Omotesando à Aoyama. Ce dernier a été démoli en 2003 pour faire place à un projet commercial controversé et sans âme, Omotesando Hills, réalisé par l’entreprise Mori Building Co Ltd. 

D’autres immeubles Dojunkai à Nippori, désaffectés et en ruine depuis un certain temps, sont condamnés à disparaitre sous l’assaut des pelleteuses, tel un nouvel épisode de la mort lente de l’idéal utopique urbain du XXe siècle. C’est la conséquence du prix des terrains très élevés à Tokyo par rapport à la valeur relative des bâtiments sur lesquels ils sont construits. 

Quoi qu’il en soit, ces bâtiments conservent une grande valeur historique et ils vieillissent plutôt élégamment. J’ai eu le privilège de prendre quelques photos du Dojunkai de Daikanyama avant qu’il ne soit détruit, l’endroit était vide et j’ai pu accéder aux appartements, la végétation avait repris ses droits et cela rendait le lieu fascinant. C’est un devoir de mémoire, mes photos témoignent de ce que fût Daikanyama au 20eme siècle.

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Yabusame

Yabusame
Yabusame, archerie traditionnelle au parc de Takadanobaba à Tokyo au Japon

L’archerie traditionnelle Yabusamé etait pratiquée par les samouraïs pendant la fin de l’ère Heian et pendant l’ère Kamakura (entre 800 et 1330 après J.C).

En 1636, Matsudaira Shingozaemonnojo Naotsugu, commandant du corps d’archers du shogun de Tokugawa, fondât un centre d’archers près d’un petit temple à Hachiman-yama (petite colline). Ce temple est maintenant connu sous le nom de Ana-Hachiman, et depuis cette époque il vénère le dieu du tir à l’arc. 

Les descendants de l’ère Tokugawa décidèrent de dédier les représentations de Yabusame au dieu Ana-Hachiman à l’occasion de la naissance d’un garçon de la dynastie Tokugawa. 

Les représentations de Yabusame furent ensuite interronpues pendant l’ère de Meiji (1868) et jusqu’en 1964 où elles furent reintaurées dans l’enceinte du temple de Mizu-Inari. Depuis lors le Yabusame a lieu chaque année le 10 octobre. 

L’intérêt du public augmenta considérablement, l’enceinte du temple devint trop petite pour accueillir tous les spectateurs et en 1979 la représentation fut déplacée dans le parc municipal de Toyama à Tokyo. En mars 1988 la représentation de Yabusame à Takadanobaba fut désignée patrimoine culturel et depuis lors le Yabusame a acquis une renommée internationale. 

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Wagashi

Wagashi
Wagashi, les pâtisseries traditionnelles japonaises

Dans la cuisine japonaise, on appelle wagashi les pâtisseries traditionnelles, en opposition aux yōgashi, les pâtisseries occidentales. «Wa» voulant dire «japonais», et «kashi» «sucrerie», ou «gâteau».

Les wagashi se consomment souvent en en-cas associés au thé vert et ont toute leur place au cours de la cérémonie du thé. Les ingrédients de base sont le sucre de canne, les haricots azuki ou leur pâte appelée anko et la farine de riz ou de blé, ainsi que le kudzu ou l’agar-agar pour les gelées.

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Moku Moku

Moku Moku Waku Waku Yoyo
Moku Moku Waku Waku Yoyo est une œuvre de l’artiste japonais Hisayuki Mogami

Moku Moku Waku Waku Yoyo est une œuvre de l’artiste japonais Hisayuki Mogami, elle est installée depuis 1994 au Queen’s Plaza de Yokohama (Japon).

Cette sculpture moderne en acier étonne le visiteur au premier abord, elle symbolise le passage et l’écoulement du vent entre les bâtiments, avec le concept d’un « nuage de traine » qui fait craindre que de puissants tourbillons de vent se forment autour des bâtiments.

La nuit, les lumières de la sculpture éclairent non seulement l’œuvre elle-même, mais illuminent aussi à proximité, tel un espace dynamique.

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